à compter du 1er Juin 2001, une nouvelle Loi est entrée en application, préalable a tout engagement d'un acquéreur pour l'acquisition d'un bien immobilier
| L'article 72 de la loi relative à la
solidarité et au renouvellement urbains, dite loi"SRU" (Loi
n°2000-1208 du13 décembre 2000) a étendu aux acquéreurs de logements anciens les
dispositions protectrices relative au délai de rétractation de 7
jours des acquéreurs de logements neufs à usage d'habitation
(article L.271-1 ancien du C.C.H.) qui s'appliquaient notamment aux
ventes d'immeubles à construire au stade de la conclusion du contrat
préliminaire
Désormais, pour tout acte sous seing privé ayant pour objet l'acquisition d'un immeuble à usage d'habitation, l'acquéreur non professionnel a le droit de se rétracter dans un délai de sept jours, à compter du lendemain de la première présentation de la lettre lui notifiant l'acte. Si cet acte est dressé en la forme authentique, l'acquéreur non-professionnel dispose d'un délai de réflexion de sept jours, à compter de la notification ou de la remise d'un projet d'acte. Il est prévu que, dans ce délai, l'acte authentique ne peut être signé L'apport de la loi nouvelle est donc de généraliser aux ventes d'immeubles anciens à des non-professionnels la protection qu'avait prévue l'article 20 de la loi du 31 décembre 1989 (art.L.271-1 du C.C.H. ancien) sur le surendettement des particuliers et qui ne concernait que la construction d'immeubles neufs à usage d'habitation Interdiction de versement d'argent avant l'expiration du délai de rétraction ou de réflexion Exception pour les actes conclus sous seing privé Afin d'instaurer un équilibre dans les garanties offertes à l'acquéreur et au vendeur et d'éviter les dysfonctionnements qui ne manqueraient pas de résulter d'une multiplication des offres d'acquisitions non sérieuses par un acquéreur qui bloquerait plusieurs biens simultanément, la loi a organisé un dispositif permettant, dans certains cas, d'effectuer, dès la conclusion de l'acte, un versement assorti des garanties nécessaires pour que les sommes versées puissent être remboursées dans des conditions satisfaisantes en cas de désistement de l'acquéreur dans le délai qui lui est imparti. C'est pourquoi, la loi prévoit que si l'acte de vente est conclu par acte sous seing privé et par l'intermédiaire d'un professionnel ayant reçu mandat pour prêter son concours à la vente, l'acquéreur peut s'obliger à verser une certaine somme d'argent entre les mains de ce professionnel. Les professionnels concernés sont principalement les agents immobiliers et les notaires qui disposent des garanties financières au titre de la carte "Transaction sur immeuble et fonds de commerce" dite aussi "Carte loi HOGUET". Si l'acquéreur se rétracte, le professionnel dépositaire est alors tenu de lui restituer cette somme d'argent dans un délai de 21 jours à compter du lendemain de la date de cette rétractation. Au contraire, lorsque l'acte est dressé en la forme authentique (contrat préliminaire ou acte de vente définitif) aucune somme ne peut être versée pendant le délai de réflexion de 7 jours. Il n'est prévu aucune dérogation à cette interdiction.
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L’établissement du dossier de diagnostic technique obligatoire à compter du 1er novembre 2007 L’ordonnance n° 2005-655 du
8 juin 2005 relative au logement et à la construction (publiée au Journal
officiel du 9 juin 2005) a regroupé en un seul document, appelé "le dossier
de diagnostic technique", l’ensemble des états, constats et diagnostics
exigés à l’occasion des ventes ou des locations de biens immobiliers.
Explications avec les juristes du CNOA*.Ainsi, en cas de vente, le nouvel
article L 271-4 du Code de la construction et de l’habitation prévoit
l’obligation pour le vendeur d’annexer à la promesse de vente ou, à défaut,
à l’acte authentique de vente un "diagnostic technique unique" qui devra à
terme comporter : Le décret n°2006-1114 du 5 septembre 2006 (publié au Journal Officiel du 7 septembre 2006) précise les conditions d’établissement du dossier de diagnostic technique. Diagnostic technique unique : plus sûr, plus simple, plus efficace ! Depuis le 8 juin 2005, une ordonnance initie un vrai changement en matière immobilière en instituant un diagnostic technique, désormais unique, et en harmonisant la législation. Cette harmonisation apportera de fait plus de garanties sanitaires, sécuritaires et juridiques. Le point.
Ces diagnostics, à la charge du propriétaire ou du bailleur, étaient établis par des textes législatifs épars et dénués d’homogénéité. De fait, l’ordonnance du 2005-665 du 8 juin 2005 a clarifié cette situation lors de la vente ou de la location d’un bien immobilier. Désormais, grâce à cette ordonnance, les diagnostics, états et divers constats seront regroupés dans un document technique unique afin de faciliter les démarches des propriétaires et l'information des locataires et /ou acquéreurs sur les caractéristiques du logement, en prenant en compte la sécurité des constructions et la santé des occupants. Les durées de validité des différents états seront limitées et fixées par un décret ultérieur. Le
diagnostic technique unique réalisé à l’occasion des ventes ou des locations
de biens immobiliers implique des obligations, assorties de sanctions, à la
charge du propriétaire. |
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